Après les deux dernières hausses rencontrées au cours de 2019, s’élevant respectivement à 5,9 % et 1,23 %, force est de constater que l’État est en train de revoir les tarifs de l’électricité. Ce qui va mener à un changement certain d’ici au 1er février, selon les données puisées sur le site de BFMTV. C’est au ministère de la Transition écologique et solidaire d’annoncer cette grande nouvelle, non pas jubilatoire pour le grand public.

Un phénomène justifié par le besoin de redresser la barre

Compte tenu des manifestations engendrées par les gilets jaunes au cours de l’année dernière, le pouvoir public, en lien direct avec la distribution de l’énergie en France, a été contraint de bouleverser l’application des deux augmentations prévues au cours de l’année 2019.

En voulant différer leur mise en œuvre, le gouvernement a fortement pénalisé la masse. En l’espace de deux mois, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a pratiqué deux changements de tarifs considérables. Au début du mois de juin, le public a été concerné par 5,9 % d’augmentation. Tandis que la deuxième a été évaluée à 1,23 % pour le mois d’aout.

Et voilà maintenant qu’une nouvelle hausse de 2,4 % pointe le bout de son nez. Le ministère y afférant se justifie par le besoin de redresser la barre après ce bouleversement des plus attentatoires. Une situation qui a perduré pendant les dix dernières années selon l’enquête menée par TF1.

En fin de compte, cette flambée des prix s’avère ainsi être une solution à long terme pour les consommateurs d’électricité. En procédant de la sorte, l’autorité évite l’éventualité d’un nouvel écart à l’instar de la circonstance qui a marqué le dernier semestre de 2019.

Les tarifs résidentiels sont plus impactés

Au vu et au su de tous, la population est sectorisée par deux catégories de consommation en matière d’électricité. D’une part, ceux qui sont soumis aux tarifs réglementés se conforment à la décision des pouvoirs publics. Et d’autre part, le reste s’accorde sur des offres plus libres.

En l’occurrence, cet ajustement des prix, prévu pour le 1er février prochain, affecte davantage la première classe précitée. Plus précisément, ceux qui sont concernés par le tarif bleu. Un système utilisé par un groupe fortement composé de particuliers et de petites sociétés qui bénéficient du service de l’entreprise Électricité de France (EDF).

Par conséquent, ces utilisateurs doivent se préparer à une élévation de 21 euros, en moyenne, pour leur prochaine facture. Ce, sur une période de douze mois.

Ce fait est, entre autres, entraîné par la croissance phénoménale des coûts en approvisionnement qui a été enregistrée au cours de ces derniers temps. Malgré l’évolution de la tarification des fournisseurs d’électricité, les Français sont, de loin, mieux lotis que les autres Européens à ce sujet.